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Guide

Les règles de la location saisonnière, avant d'acheter ou de louer

Entre Marseillan et Villeneuve-lès-Maguelone, beaucoup d'acheteurs comptent louer l'été pour couvrir une partie des charges, et à Balaruc-les-Bains les studios se louent aussi aux curistes. La loi du 19 novembre 2024, dite loi Le Meur, a réduit l'avantage fiscal de ces locations et donné plus de pouvoirs aux maires. Voici ce qui s'applique en 2026.

Estimation gratuite

Mis à jour le

par an au maximum pour une résidence principale
120 jours
de recettes maximum au micro-BIC pour un meublé non classé
15 000 €
d'abattement forfaitaire pour un meublé non classé
30 %
pour un meublé classé, jusqu'à 77 700 € de recettes
50 %

Résidence principale ou résidence secondaire

Vous pouvez louer votre résidence principale en meublé de tourisme jusqu'à 120 jours par an sans autorisation particulière. Depuis la loi Le Meur, une commune peut abaisser ce plafond jusqu'à 90 jours.

Pour une résidence secondaire, il n'y a pas de plafond de jours, mais la commune peut exiger une autorisation de changement d'usage. C'est automatique dans les communes de plus de 200 000 habitants comme Montpellier ; les autres peuvent instaurer la même règle. Renseignez-vous en mairie avant d'acheter un logement destiné à la location saisonnière.

Déclaration et numéro d'enregistrement

Tout meublé de tourisme doit être déclaré à la mairie. La loi Le Meur généralise la déclaration par un téléservice national qui attribue un numéro d'enregistrement, au plus tard à partir du 20 mai 2026. Ce numéro doit figurer sur chaque annonce, et les plateformes doivent retirer celles qui n'en ont pas.

Louer sans déclaration expose à une amende pouvant atteindre 10 000 €, et une fausse déclaration à 20 000 €. Les communes peuvent aussi contrôler le nombre de nuits louées d'une résidence principale à partir des données transmises par les plateformes.

Fiscalité : le micro-BIC beaucoup moins avantageux

Depuis les revenus de 2025, un meublé de tourisme non classé relève du micro-BIC jusqu'à 15 000 € de recettes, avec un abattement de 30 %. Un meublé classé en étoiles bénéficie d'un abattement de 50 % jusqu'à 77 700 €. Avant la réforme, ces chiffres étaient de 50 % pour un meublé non classé et 71 % pour un meublé classé.

Le classement est attribué après une visite par un organisme accrédité et vaut cinq ans. Au-delà des plafonds, ou si vos charges dépassent l'abattement, le régime réel permet de déduire les charges réelles et d'amortir le bien. Attention : pour les ventes depuis le 15 février 2025, ces amortissements sont réintégrés dans le calcul de la plus-value.

DPE et règlement de copropriété

Un logement soumis à autorisation de changement d'usage doit être classé entre A et F au DPE pour être loué en meublé de tourisme, puis entre A et E à partir de 2028. À partir de 2034, tous les meublés de tourisme devront être classés au moins D. Le maire peut demander le DPE à tout moment.

Le règlement de copropriété peut interdire la location de courte durée. Depuis la loi Le Meur, une copropriété dont le règlement interdit les activités commerciales dans les lots peut voter cette interdiction à la majorité des deux tiers. Le copropriétaire qui déclare un meublé de tourisme doit aussi en informer le syndic. Lisez le règlement avant de signer, pas après.

Saisonnier, meublé à l'année ou bail mobilité

La location saisonnière rapporte beaucoup en juillet et en août, beaucoup moins le reste de l'année, et demande de gérer les arrivées, le ménage et le linge. La taxe de séjour est reversée à l'intercommunalité, Sète Agglopôle Méditerranée ou Montpellier Méditerranée Métropole, et les plateformes la collectent souvent à votre place.

Un bail meublé d'un an apporte des revenus réguliers sans gestion hebdomadaire. Le bail mobilité, d'un à dix mois, s'adresse aux étudiants, stagiaires et salariés en mission : il permet de louer hors saison sans s'engager sur un an. Les curistes de Balaruc-les-Bains, qui ne s'installent que le temps de leur cure, relèvent en revanche de la location de tourisme.

En pratique

Avant de mettre votre logement en location

  1. 01

    Vérifier le statut du logement

    Résidence principale limitée à 120 jours, ou résidence secondaire.

  2. 02

    Lire le règlement de copropriété

    Une clause peut interdire la location de courte durée.

  3. 03

    Se renseigner en mairie

    Changement d'usage, plafond de jours, règles locales.

  4. 04

    Déclarer le meublé

    Obtenir le numéro d'enregistrement et l'afficher sur chaque annonce.

  5. 05

    Contrôler le DPE

    Classe minimale exigée selon le régime, et D pour tous en 2034.

  6. 06

    Choisir le régime fiscal

    Micro-BIC classé ou non classé, ou régime réel.

Questions fréquentes

Puis-je louer ma résidence principale pendant l'été ?

Oui, jusqu'à 120 jours par an, ou 90 si votre commune a abaissé le plafond. Vous devez déclarer le logement en mairie et afficher le numéro d'enregistrement sur vos annonces.

Faut-il faire classer son meublé ?

C'est souvent rentable : le classement porte l'abattement du micro-BIC de 30 à 50 % et le plafond de recettes de 15 000 à 77 700 €. Il coûte le prix d'une visite par un organisme accrédité et vaut cinq ans.

Les studios loués aux curistes sont-ils des meublés de tourisme ?

Oui, dès lors qu'ils sont loués à la journée, à la semaine ou au mois à une clientèle de passage qui n'y élit pas domicile. Les mêmes règles de déclaration et de fiscalité s'appliquent.

Que risque-t-on à louer sans numéro d'enregistrement ?

Une amende pouvant atteindre 10 000 €, et le retrait de l'annonce par la plateforme. Une fausse déclaration peut coûter jusqu'à 20 000 €.

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Basé àVic-la-Gardiole